Cours de philosophie positive

A une époque de divagation intellectuelle et de versa utilité politique, toute longue persévérance dans une di rection rigoureusement invariable peut, sans doute, être justement signalée au public comme une sorte de garantie préliminaire, non seulement de la sincérité et de la maturité des nouveaux principes qui lui sont sou mis mais peut-être aussi de leur rectitude, de leur consistance et même de leur opportunité; car, de nos jours, rien n’est à la fois aussi difficile, aussi important et aussi rare qu’un esprit pleinement conséquent.

Tel est surtout le motif d’après lequel je crois devoir ici rappeler spécialement l’avis général contenu dans le préambule du premier volume de cet ouvrage, sur ma première manifestation, déjà ancienne et presque oubliée, de la plupart des conceptions fondamentales que je vais maintenant développer relativement à l’entière rénovation des théories sociales.

La première partie de mon Système de politique positive, écrite et imprimée, en 1822, à l’âge de vingt-quatre ans, sous le titre primitif et spécial de Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société, et réimprimée en 182i, sous son titre définitif et plus général; ensuite mes Considérations philosophiques sur les sciences et les savants, publiées à la fin de 1825, dans les n° 7, 8 et 10 du Producteur; et, enfin, mes Considérations sur le pouvoir spirituel, insérées dans les n° 13, 20 et 21 du même recueil hebdomadaire, au commencement de 1826, ont, en effet, exposé, depuis longtemps, a tous les penseurs européens, les divers principes caractéristiques de l’en semble de mes travaux ultérieurs sur la philosophie.

 

 

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